la mort rend hommage à la vie.
l'ombre et l'arbre sont faits pour s'entendre:
ils naissent en jumeaux de leur père soleil
et d'une mère qui soffre au désir de vivre.
Chacun chuchote un songe à l'autre
selon le vent qui passe ou le silence d'un moment.
Peut-être bien d'une autre langue
sonorité vide en leur attente
ces mots
dont ne restait que l'habit d'encre au fond du livre
comme des brindilles tombées, comme un débris de bois
parmi les feuilles mortes
et plus qu'elle encore feuilles mortes
ces mots
qu'un feu avait habités
braises noircies
qui ne savaient pas qu' en leur printemps endormi
un lecteur les attendait dans le silence du temps
brûlerait ses doigts à la blancheur de leurs pages